être épuisé au travail

Pourquoi tu es si épuisé au travail ?

Réponds-moi honnêtement à cette question : Est-ce que tu te sens souvent épuisé au travail… mais sans trop savoir pourquoi ?

Tu travailles fort. Tu es passionné. Tu fais des heures et des heures. Et pourtant, à la fin de la semaine, t’as l’impression de n’avoir jamais fini. De toujours courir. De toujours rattraper quelque chose. Si ça ressemble à ta réalité, lis cet article parce que ce que je vais te dire risque de réveiller un cloche chez toi.

L’épuisement que tu vis, il ne vient peut-être pas d’où tu penses.

Il y a une croyance que j’entends tout le temps quand je travaille avec des entrepreneurs. « Je suis trop créatif pour être structuré. »« La structure, ça me ralentit »« Moi, j’ai besoin de flexibilité. »

Et je les comprends. Vraiment. Parce que moi aussi, au début, je me disais que la structure, c’était pour les grosses entreprises. Pas pour des petits entrepreneurs comme moi, ce n’est pas fait pour les gens qui veulent rester agiles et alerte surtout. Sauf que voilà ce que j’ai réalisé après des années à accompagner des entrepreneurs, des gestionnaires, des gens qui jonglent avec mille choses en même temps : Ce ne sont pas les plus occupés qui s’épuisent le plus. Ce sont ceux qui refusent de structurer.

Ça semble contre-intuitif n’est-ce pas, laisse-moi te parler d’un client. On va l’appeler Marc.

Marc, c’est le genre d’entrepreneur que tout le monde admire de loin. Il a une belle clientèle, des projets stimulants, une réputation solide dans son domaine. De l’extérieur, ça a l’air de bien aller. Mais quand Marc est venu me voir, il avait les yeux cernés jusqu’au menton. Il me dit : « Stéphanie, j’ai l’impression de travailler pour rien. Je fais des listes, mais je les perds. Je réponds aux mêmes courriels deux fois. Je cherche des fichiers pendant des heures. Et le soir, je pense encore au travail parce que j’ai peur d’oublier quelque chose. »

Marc était épuisé. Oui il avait trop de travail. Mais il était épuisé surtout parce que son entreprise vivait dans sa tête !

Chaque décision, chaque tâche, chaque information tout ça était stocké dans sa tête et son cerveau, lui, il ne se repose jamais. Il était toujours entrain de « spinner » comme on dit, que ça soit à 3h du matin, le dimanche, même en vacances. Quand on est rendu à ce point, notre entreprise n’est plus de la passion. C’est de l’épuisement déguisé.

Voici ce que la science nous dit, notre cerveau a une capacité limitée à gérer ce qu’on appelle la charge cognitive. C’est comme la RAM d’un ordinateur. Quand tu stockes tout dans ta tête, tes to-do, tes priorités, tes échéances, tes idées, tu utilises de la mémoire vive. Et quand cette mémoire est pleine, tu ralentis. Tu fais des erreurs. Tu oublies. Tu te sens dépassé.

Avoir une structure c’est à dire avoir un système, un processus, une façon répétable de faire les choses, ce n’est pas une contrainte. C’est une libération pour ton cerveau.

Quand une tâche est dans un système fiable au lieu d’être dans ta tête, ton cerveau peut lâcher prise là-dessus. Il n’a plus besoin de la garder en mémoire. Et cette énergie-là, tu peux la mettre ailleurs. Dans la créativité. Dans les décisions importantes. Dans les projets qui comptent vraiment.

Alors quand quelqu’un me dit « je n’ai pas le temps de me structurer », je lui réponds toujours la même chose : Tu n’as pas le temps de ne pas te structurer.

Parce que chaque heure que tu passes à chercher un fichier, à recréer un processus que tu as déjà fait, à te demander quelle est ta priorité du moment, c’est de l’énergie que tu brûles pour rien. Et l’énergie, contrairement au temps, elle ne se récupère pas aussi facilement.

Mais voici la partie qui fait le plus mal. Beaucoup d’entrepreneurs refusent de structurer non pas parce qu’ils manquent de temps. Ils refusent parce que structurer, ça oblige à choisir. Ça oblige à dire : voilà comment je vais faire ça, et je vais m’y tenir. Et ça, ça fait peur. Parce que choisir, c’est accepter de ne pas tout garder ouvert. C’est accepter qu’on ne peut pas tout faire. Alors on reste dans le flou. On reste dans le chaos. Parce que le chaos, au moins, ça ressemble à de la flexibilité. Sauf que ce n’est pas de la flexibilité. C’est de la procrastination structurelle et l’épuisement qui vient avec, c’est le prix qu’on paie pour éviter de se confronter à cette réalité.

Ce que tu peux faire pour être moins épuisé.

Voilà trois actions concrètes que tu peux faire, là, cette semaine.

1. Vide ta tête une fois pour toutes.
Prends 20-30 minutes, un café, et écris tout ce qui tourne dans ta tête. Toutes les tâches, les idées, les inquiétudes, les trucs que tu as peur d’oublier. Tout. Sur papier ou dans un outil numérique tel que Microsoft Todo ou Google Tâches, Evernote, Notion,choisis ton outil préféré,  peu importe. L’objectif, c’est de sortir ça de ton cerveau.

2. Identifie une chose que tu refais souvent — et documente-la.
Tu réponds souvent aux mêmes questions de clients ? Tu fais toujours les mêmes étapes pour lancer un projet ? Prends 15 minutes et écris comment tu fais ça. C’est le début d’un système. Et la prochaine fois, tu n’auras plus besoin de tout recréer de zéro.

3. Arrête d’optimiser, commence à standardiser.
Le problème, ce n’est pas que tu fais mal les choses. C’est que tu les réinventes chaque fois. Avoir une façon standard de faire quelque chose, même imparfaite, c’est infiniment mieux que de repartir de zéro à chaque fois.

Par exemple : est-ce que tu as un modèle de courriel pour accueillir un nouveau client ?
Ça n’a pas besoin d’être un chef-d’œuvre littéraire juste un texte de base que tu personnalises en deux minutes. Si à chaque nouveau client tu repars d’une page blanche, tu perds du temps et de l’énergie à chaque fois. Même si tu te dis à chaque fois que tu connais le texte par coeur… N’oublie pas que ce que tu gardes dans ta tête te prends de l’énergie non renouvelable.  Utilise la fonction « modèle » dans tes courriel et cette décision-là est prise une fois pour toutes. C’est ça, standardiser. Ça n’a pas besoin d’être parfait, on veut que ça soit fiable.

Si ton entreprise vit dans ta tête, c’est normal que tu sois épuisé.

Ce n’est pas un défaut de caractère, ni que tu n’es pas capable. C’est parce que personne ne t’a montré comment construire les systèmes qui te permettraient enfin de souffler et ça tombe bien parce que c’est ça que je fais.

Et si tu veux commencer à reprendre le contrôle dès aujourd’hui, j’ai un cadeau pour toi : mes 12 astuces technos pour sauver du temps. C’est gratuit, c’est pratique, et ça va t’aider à commencer à sortir du chaos. Le lien est dans la description.

À la prochaine.

Scroll to Top