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On ne se fera pas de cachette, le stress est plus que jamais présent dans nos vies. On entend de plus en plus parler de santé mentale, mais est-ce que nous y portons réellement une attention au quotidien? Est-ce que nous nous assurons chaque semaine de prendre les bonnes décisions, d’alléger notre rythme, de parler de nos émotions et d’éloigner les stresseurs de nos vies? Laissez-moi en douter.
Maintenant considéré comme une réelle maladie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le burn-out, l’épuisement professionnel, appelez-le comme vous le voulez, se doit d’être pris au sérieux.
D’abord, débutons par le commencement.

Qu’est-ce que le burn-out précisément?

Selon la classification des maladies de l’OMS, cette maladie y est décrite comme «un syndrome (…) résultant d’un stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès» et qui se caractérise par trois éléments : «un sentiment d’épuisement», «du cynisme ou des sentiments négativistes liés à son travail» et «une efficacité professionnelle réduite».
Les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils sont assez troublants. Un sondage effectué par la firme Gallup en 2018 rapporte que 28 % des Milléniaux affirment être « souvent » épuisés au travail et une autre tranche de 45 % disent être « parfois » épuisés au travail, pour un total de 73% de Milléniaux ayant la mine basse.
De plus, environ sept personnes sur dix connaissent, au moins une fois dans leur vie, un certain épuisement professionnel.
Des statistiques à ne pas prendre à la légère. C’est pourquoi j’ai eu envie entre autres d’écrire cet article.

Quels sont les facteurs de risque qui peuvent contribuer à l’épuisement professionnel?

Il y en a plusieurs et parfois, ils peuvent être sournois. Soyons donc attentifs!
  • avoir une faible estime de soi;
  • la surcharge de travail et avoir du mal à déléguer;
  • avoir des attentes élevées envers soi-même;
  • être très perfectionniste;
  • avoir du mal à prioriser les tâches à exécuter;
  • avoir beaucoup de responsabilités à l’extérieur du travail;
  • mettre le travail au centre de sa vie et négliger les autres sphères (activités personnelles, familiales et amicales);
  • avoir de la difficulté à respecter ses limites lorsqu’on est dépassé par une surcharge de travail (tout accepter, apporter du travail à la maison, etc.).
  • ne pas avoir de reconnaissance et le manque de soutien;
  • des relations tendues dans le milieu de travail (harcèlement psychologique, par exemple);
  • le manque de précision dans les consignes et les mandats;
  • la précarité de l’emploi, c’est-à-dire ne pas avoir de garantie de pouvoir conserver son emploi;
  • le manque d’ouverture de l’employeur envers les mesures de conciliation travail-vie personnelle.

Quels sont les signes et symptômes à prendre en considération?

Il est impératif de bien écouter les différentes alertes que notre corps, notre entourage et notre énergie nous transmettent. Parce qu’encore une fois, parfois au départ les signaux sont subtils mais ils peuvent rapidement devenir invalidants.
  • se sentir fatigué la plupart du temps, baisse d’énergie;
  • faire de l’insomnie plusieurs nuits par semaine;
  • avoir de la difficulté à se concentrer sur son travail;
  • avoir des maux de ventre ou de tête, des étourdissements ou des palpitations;
  • avoir un niveau de motivation à la baisse;
  • être plus irritables;
  • s’isoler des autres;
  • être malade plus souvent;
  • perdre l’appétit;
  • se sentir anxieux;
  • se sentir déprimé;
  • avoir des idées suicidaires.

Quelles sont les pistes de solutions possibles pour se sortir de ce tourbillon?

  1. Prendre une pause
Souvent, le professionnel de la santé invite son patient à s’arrêter pour se recentrer et reprendre des énergies. C’est entre autres le meilleur moment pour s’introspecter pour faire en sorte de ne pas reproduire les mêmes patterns lors du retour au boulot et de trouver des outils pour mieux s’organiser.
  1. Parler avec quelqu’un de confiance
Un professionnel peut faire une grande différence dans le rétablissement de la personne souffrante. Mais, l’entourage aussi peut être là pour soutenir dans les étapes de guérison. Parler peut réellement faire une différence.
  1. Apprendre à mieux gérer son temps
Lorsque notre temps est mieux géré, les sources de stress sont moins présentes et l’épuisement est éloigné plus facilement. En allouant du temps pour son travail, sa famille, soi, l’équilibre sera le meilleur allié.
  1. Consulter un médecin ou un thérapeute
C’est une étape charnière pour arriver à réellement mettre le doigt sur ce qui a mené à cet état. En étant accompagné adéquatement, c’est plus facile de retrouver une harmonie dans ce qui a mené à cet épuisement.
Comme mentionné plus haut, l’épuisement professionnel apparaît sournoisement. Il s’immisce dans nos vies sans demander la permission et si on ne fait rien pour le stopper, il prend ses aises et peut s’installer pour longtemps.
En étant plus à l’écoute de nos ressentis, nous serons plus en mesure d’identifier rapidement ce qui ne va pas. Plus rapides sont les interventions pour aller mieux, plus rapides sont les résultats et le retour au mieux-être.

Vous douter souffrir d’épuisement professionnel?

Ce court questionnaire saura vous guider à évaluer si vous avez besoin de soutien.
Parlant de soutien, plusieurs ressources existent pour vous soutenir.

Quelles sont les ressources si vous sentez que l’épuisement vous rattrape ?

Programmes d’aide aux employés (PAE)

Rappelons-nous toujours qu’il y a plusieurs solutions qui sont disponibles.
Pour terminer, je vous laisse sur ces magnifiques paroles.
“ Le corps a besoin de repos, l’esprit a besoin de paix et le cœur a besoin de joie.”